Yevamot — Talmud Yerushalmi sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.
Yevamot — Talmud Yerushalmi sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.
משנה: חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה נָשִׁים פּוֹטְרוֹת צָרוֹתֵיהֶן וְצָרוֹת צָרוֹתֵיהֶן מִן הַחֲלִיצָה וּמִן הַיִּבּוּם עַד סוֹף העוֹלָם. וְאֵלּוּ הֵן בִּתּוֹ וּבַת בִּתּוֹ וּבַת בְּנוֹ בַּת אִשְׁתּוֹ וּבַת בְּנָהּ וּבַת בִּתָּהּ חֲמוֹתוֹ וְאֵם חֲמוֹתוֹ וְאֵם חָמִיו אֲחוֹתוֹ וַאֲחוֹת אִמּוֹ וַאֲחוֹת אִשְׁתּוֹ אֵשֶׁת אָחִיו מֵאִמּוֹ וְאֵשֶׁת אָחִיו שֶׁלֹּא הָיָה בְעוֹלָמוֹ וְכַלָּתוֹ.Quinze classes de femmes dispensent (d'elles-mêmes) à l'infini leurs adjointes et les adjointes des adjointes du devoir de pratiquer, soit la cérémonie du déchaussement, Haliça, soit le Lévirat, savoir: 1. la femme du défunt qui est la fille (illégitime) du frère survivant, 2. la fille de celle-ci, 3. la fille de son fils (illégitime), 4. la fille de la femme (d'un autre lit), 5. la fille du fils de l'épouse (du premier lit), 6. la fille de sa fille, 7. la belle-mère, 8. la mère de sa belle-mère, 9. la mère de son beau-père, 10. la sœur utérine, 11. la sœur de sa mère, 12. la sœur de sa femme, 13. celle qui a été la femme de son frère du côté maternel, 14. la femme de son frère mort avant la naissance du frère qui doit l'épouser maintenant, 15. son ancienne bru (qui, à la mort de son époux, a été épousée par le frère du beau-père).
הלכה: חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה נָשִׁים פּוֹטְרוֹת צָרוֹתֵיהֶן כול׳. כְּתִיב מַצּוֹת תֵּאָכֵל. לְפִי שֶׁהָיְתָה בִּכְלַל הֵיתֵר וְנֶאֶסְרָה וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה. יָכוֹל תַּחֲזוֹר לְהֵיתֵירָהּ הָרִאשׁוֹן. תַּלמוּד לוֹמַר מַצּוֹת תֵּאָכֵל. מִצְוָה. כְּיוֹצֵא בוֹ יְבָמָהּ יָבוֹא עָלֶיהָ. מִצְוָה. לְפִי שֶׁהָיְתָה בִּכְלַל הֵיתֵר וְנֶאֶסְרָה וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה. יָכוֹל תַּחֲזוֹר לְהֵיתֵירָהּ הָרִאשׁוֹן. תַּלְמוּד לוֹמַר יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ. מִצְוָה.D'une part il est écrit -au sujet du reste de l'offrande de farine, (Lv 6, 9): Il sera mangé en azymes; comme cette farine a d'abord (avant la consécration) fait partie des consommations permises, ensuite elle est devenue interdite, puis (par l'état de reliquat) elle est de nouveau modifiée et d'un usage permis, on aurait pu croire que ce reste revient au premier état permis (et devient accessible à chaque cohen); c'est pourquoi le texte prescrit " de la manger en azyme ", pour dire qu'ainsi c'est une prescription religieuse. De même, d'autre part, il est écrit (Dt 25, 5): son beau-frère s'unira à elle; cette femme a d'abord fait partie de tous les cas permis (étant libre); ensuite (par son alliance avec le premier mari) elle a été interdite à d'autres, et enfin (étant veuve) elle est redevenue libre; on aurait pu croire qu'elle peut alors épouser n'importe qui: c'est pourquoi l'union est " prescrite au beau-frère ", c'est une prescription religieuse de l'épouser.
רִבִּי יוֹסֵי פָּתַר מַתְנִיתָה. מַצּוֹת תֵּאָכֵל. מִצְוָה. לְפִי שֶׁהָיְתָה בִּכְלַל הֵיתֵר עַד שֶׁלֹּא הִקְדִּישָׁהּ. רוֹצֶה לוֹכַל אוֹכֵל. שֶׁלֹּא לוֹכַל אֵינוֹ אוֹכֵל. הִקְדִּישָׁהּ וְנֶאֶסְרָה קָרַב קוּמְצָהּ וְחָזְרָה וְהוּתְּרָה. יָכוֹל תַּחֲזוֹר לְהֵיתֵירָהּ הָרִאשׁוֹן. רוֹצֶה לוֹכַל אוֹכֵל. שֶׁלֹּא לוֹכַל אֵינוֹ אוֹכֵל. תַּלְמוּד לוֹמַר מַצּוֹת תֵּאָכֵל. מִצְוָה. כְּיוֹצֵא בוֹ יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ. מִצְוָה. לְפִי שֶׁהָיְתָה בִּכְלַל הֵיתֵר עַד שֶׁלֹּא נִישֵּׂאת לְאָחִיו. רָצָה לִכְנוֹס כּוֹנֵס. שֶׁלֹּא לִכְנוֹס אֵינוֹ כוֹנֵס. נִשֵּׂאת לְאָחִיו וְנֶאֶסְרָה וּמֵת אָחִיו בְּלֹא בָנִים חָזְרָה וְהוּתְּרָה. יָכוֹל תַּחֲזוֹר לְהֵתֵירָהּ הָרִאשׁוֹן. רָצָה לִכְנוֹס כּוֹנֵס. שֶׁלֹּא לִכְנוֹס אֵינוֹ כוֹנֵס. תַּלְמוּד לוֹמַר יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ. מִצְוָה.R. Yossé explique ainsi (pareillement) cette barayeta: l'expression " il sera mangé en azyme " indique la prescription religieuse; ce reste a d'abord fait partie des consommations permises, avant d'être consacré, et le cohen pouvait le manger s'il le voulait, ou ne pas en manger; une fois consacré, le reste devient interdit; mais après que le cohen en a prélevé une poignée pour la brûler, le reste redevient d'un usage permis. Est-ce à dire qu'alors le reliquat reprend son premier état libre, et qu'il est loisible au cohen de le manger, ou de ne pas le manger? C'est pourquoi il est dit explicitement: " Il sera mangé en azyme "; c'est une prescription religieuse. De même l'expression biblique " son beau-frère s'unira à elle " vise la prescription religieuse; or, cette femme était libre avant d'avoir épousé le frère (éteint depuis lors); après s'être mariée, elle était interdite à d'autres; depuis que le mari est mort sans laisser d'enfants, elle est redevenue libre; pourtant, elle n'a pas reconquis son premier état de liberté, au point qu'il lui soit loisible d'épouser, ou de ne pas épouser le beau-frère (se contentant de la Haliça), puisqu'il est dit " son beau-frère s'unira à elle "; c'est une prescription religieuse.
רִבִּי הוּנָא פָּתַר מַתְנִיתָא. מַצּוֹת תֵּאָכֵל. מִצְוָה. לְפִי שֶׁהָיְתָה בִּכְלַל הֵיתֵירָה עַד שֶׁלֹּא הִקְדִּישָׁהּ. רוֹצֶה לוֹכַל חָמֵץ אוֹכֵל. מַצָּה אוֹכֵל. תַּלְמוּד לוֹמַר מַצּוֹת יֵאָכֵל. מִצְוָה. כְּיוֹצֵא בוֹ יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ. מִצְוָה. לְפִי שֶׁהָיְתָה בִּכְלַל הֵיתֵר עַד שֶׁלֹּא נִישֵּׂאת לְאָחִיו. רָצָה לִכְנוֹס לְשֵׁם תּוֹאָר כּוֹנֵס. לְשֵׁם מָמוֹן כּוֹנֵס. נִישֵּׂאת לְאָחִיו וְנֶאֶסְרָה. מֵת אָחִיו בְּלֹא בָנִים חָזְרָה וְהוּתְּרָה. יָכוֹל תַּחֲזוֹר לְהֵיתֵירָהּ הָרִאשׁוֹן. רָצָה לִכְנוֹס לְשֵׁם תּוֹאָר כּוֹנֵס. לְשֵׁם מָמוֹן כּוֹנֵס. תַּלְמוּד לוֹמַר יְבָמָהּ יָבוֹא עָלֶיהָ. מִצְוָה.— R. Houna explique un peu différemment cette barayeta: il est prescrit de manger le reliquat de l'offrande en azyme; cette farine était à l'état permis avant d'avoir été consacrée; on pouvait la manger, soit avec du levain, soit en azyme; après la consécration, elle a été interdite; une fois le prélèvement de la poignée opéré, le reliquat redevient libre; mais ce n'est pas à dire que ce reste de farine reprenne son premier état, au point qu'il soit permis d'en manger indifféremment avec du levain, ou en azymes; aussi il est prescrit de le " manger en azyme ". De même, il est prescrit " au beau-frère de l'épouser "; cette femme était libre avant d'épouser le frère (maintenant défunt), et il était permis de l'épouser, soit pour sa beauté, soit pour son argent; une fois mariée, elle était interdite à d'autres; devenue veuve, à la mort du mari qui n'a pas laissé d'enfants, elle redevient libre, sans l'être toutefois comme en principe, au point qu'il soit loisible de l'épouser pour sa beauté ou pour son argent, puisqu'il est prescrit au " au beau-frère de s'unir à elle. "
אַתְיָא דְרִבִּי חוּנָה כְּאַבָּא שָׁאוּל. דְּתַנָּא אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר. הַכּוֹנֵס אֶת יְבִמְתּוֹ לְשׁוּם נוֹי אוֹ לְשׁוּם דְּבָרִים אֲחֵרִים הֲרֵי זֶה בְּעִילַת זְנוּת וְקָרוֹב לִהְיוֹת הַוְולָד מַמְזֵר.Cette explication de R. Houna est conforme à l'avis d'Aba Saül, qui a enseigné: épouser sa belle-sœur à titre d'ornement, ou dans un autre but frivole, c'est commettre une union illicite, et les enfants seraient presque considérés comme bâtards.
Jerusalem Talmud Yevamot.1.1 · Le Talmud de Jérusalem, traduit par Moise Schwab, 1878-1890 [fr]
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