בֵּית הַמִּדְרָשׁ

Betsa — Talmud Yerushalmi

Betsa — Talmud Yerushalmi sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.

Betsa

Betsa — Talmud Yerushalmi sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.

משנה: בֵּיצָה שֶׁנּוֹלְדָה בְּיוֹם טוֹב בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים תֵּיאָכֵל. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים לֹא תֵּיאָכֵל.En un jour de fête, on pourra, selon l’école de Shammaï, consommer un œuf du même jour; d’après celle de Hillel, c’est interdit.

הלכה: בֵּיצָה שֶׁנּוֹלְדָה בְּיוֹם טוֹב כול׳. מַה טַעֲמוֹן דְּבֵית שַׁמַּי. מוּכֶנֶת הִיא עַל גַּב אִמָּהּ. מַה טַעֲמוֹן דְּבֵית הִלֵּל. נַעֲשִׂית כְּמוּקְצֵה שֶׁיָּבַשׁ וְלֹא יָדַע בּוֹ. אִילּוּ מוּקְצֶה שֶׁיָּבַשׁ וְלֹא יָדַע בּוֹ שֶׁמָּא אֵינוֹ אָסוּר. וְהָא תַנֵּי. הַשּׁוֹחֵט אֶת הַתַּרְנְגוֹלֶת וּמָצָא בְתוֹכָהּ בֵּצִים אַף עַל פִּי גְמוּרוֹת הֲרֵי אֵילּוּ מוּתָּרוֹת. רִבִּי חֲנַנְיָה וְרִבִּי מָנָא. חַד אָמַר. לֹא דוֹמֶה טַעַם אֲכִילָתָהּ מִבְּפְנִים לְטַעַם אֲכִילָתָהּ מִבַּחוּץ. וְחוֹרָנָה אָמַר. שֶׁאֵינָהּ נִגְמֶרֶת לָאֶפְרוֹחַ עַד שֶׁתֵּצֵא לַחוּץ. מָה הֵן בָּחָלָב. נֹאמַר. אִם הָיוּ מְעוּרוֹת לַגִּידִים אֲסוּרוֹת. וְאִם לָאו מוּתָּרוֹת.Shammaï le permet, car tout comme la mère est destinée à la consommation, l’œuf qu’elle a pondu est prêt au même titre. Hillel l’interdit; car, selon lui, l’œuf est survenu comme un objet hors de la pensée, à l’égal de fruits qu’on a étendus et qui sont devenus secs, sans qu’on l’ait su d’avance; or, il va sans dire que, dans de telles conditions, ces fruits (quoique mangeables) seraient interdits. —Mais n’a-t-on pas enseigné: si l’on égorge une poule en un jour de fête et que l’on trouve dans son sein des œufs tout faits, il est permis de les manger de suite; or, n’est-ce pas une trouvaille imprévue la veille? R. Hanania et R. Mena justifient tous deux cette autorisation spéciale; l’un dit: le goût d’un œuf pris à l’intérieur de la volaille n’est pas le même, quand on le mange, qu’un œuf pondu (sorti); d’après l’autre, l’œuf n’est pas achevé, ni capable de devenir un poussin s’il n’est pas sorti spontanément (voilà pourquoi il est permis de le manger). Est-il permis de manger de tels œufs avec du lait? (ou sont-ils considérés comme de la chair?) Si des filaments les retiennent à l’ovaire, c’est interdit; sinon, c’est permis.

הַכֹּל מוֹדִין בְּבֵיצָה שֶׁיָּצָא רוּבָּהּ מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב שֶׁהִיא נֶאֱכֶלֶת בְּיוֹם טוֹב. מַה פְלִיגִין. בְּשֶׁיָּצָא מִיעוּטָהּ. בֵּית שַׁמַּי אוֹמְרִים תֵּיאָכֵל. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים לֹא תֵּיאָכֵל. כְּשֵׁם שֶׁהִיא אֲסוּרָה לֶאֱכֹל כָּךְ הִיא אֲסוּרָה לְטַלְטֵל. נִתְעָ‍רְבָה אַחַת בְּמֵאָה אוֹ אַחַת בְּאֶלֶף כּוּלָּן אֲסוּרוֹת. מַה. כְּמָאן דְּאָמַר. סָפֵק הָכֵן אָסוּר. בְּרַם כְּמָאן דְּאָמַר. סָפֵק הָכֵן מוּתָּר. מוֹדֶה הוּא הָכָא שֶׁהוּא אָסוּר. נְשָׁרִין סָפֵק מֵהַיּוֹם נָ‍שְׁרוּ סָפֵק מֵאֶתְמוֹל נָ‍שְׁרוּ. בְּרַם הָכָא יֵשׁ כָּאן אַחַת לֵאֱסוֹר וְהִיא מוֹכַחַת עַל כּוּלָּן.Tous reconnaissent que lorsque la majeure partie de l’œuf était sortie de la poule avant la nuit de la fête, il sera permis de le manger en ce jour; il y a discussion même s’il a commencé à poindre: en ce cas, Shammaï le permet, et Hillel l’interdit. Comme il défend de le manger, il défend de le déplacer en ce jour, et si l’œuf né en ce jour de fête est mêlé à cent ou à mille autres, tous restent interdits jusqu’au lendemain. Cet interdit général a-t-il lieu d’après celui qui déclare qu’en cas de doute sur la préparation anticipée à la fête, l’objet imprévu serait interdit, et d’après celui qui permet d’en user en cas de doute, serait-ce aussi permis ici, ou non? Même d’après ce dernier, le tout reste interdit; car, à la vue de fruits à terre, on ignore s’ils sont tombés là en ce jour, ou la veille; tandis qu’ici il y a certitude sur la présence d’un œuf interdit, qui suffit à suspendre l’autorisation de toucher au reste.

אֲחֵרִים אוֹמְרים מִשֵּׁם רִבִּי לִעֶזֶר. תֵּיאָכֵל הִיא וְאִמָּהּ. [מָהוּ תֵּאָכֵל הִיא וְאִמָּהּ.] אָם הָ‍יתָה אִמָּהּ מוּכֶנֶת לִשְׁחִיטָה תְהֵא מוּתֶּרֶת. וְאִם לָאו אֲסוּרָה. וְאֵין כָּל הַתַּרְנוֹגְלִים מוּכָנִין לִשְׁחִיטָה. אָמַר רִבִּי בָּא. תֵּיאָכֵל בְּהָכֵינָהּ שֶׁלְאִמָּהּ.D’autres disent, au nom de R. Éliézer, qu’il est permis de manger au jour de fête l’œuf né en ce jour, avec sa mère. Entend-on par là que c’est permis seulement si la volaille avait été destinée à être égorgée en ce jour? Or, toutes les volailles n’ont-elles pas cette destination, et cela ne va-t-il pas sans dire? En effet, dit R. Aba, Shammaï autorise de le manger en raison de la destination constante de la poule.

עֵגֶל שֶׁנּוֹלַד בְּיוֹם טוֹב מוּתָּר. שֶׁהוּא מַתִּיר עַצְמוֹ לַשְּׁחִיטָה. רִבִּי זְעוּרָה בָעֵי. מְעַתָּה מִדְבָּרִית תְּהֵא מוּתֶּרֶת. שֶׁהִיא מַתֶּרֶת עַצְמָהּ בַּשְּׁחִיטָה. צְבִיָיה תְּהֵא מוּתֶּרֶת. שֶׁהִיא מַתֶּרֶת עַצְמָהּ בַּשְּׁחִיטָה. חָזַר רִבִּי זְעוּרָה וְאָמַר. עֵגֶל מֵאֶתְמוֹל הוּא גוֹמֵר. בְּרַם הָכָא. בּוֹ ביּוֹם נִגְמְרָה בוֹ בַיּוֹם נוֹלְדָה. אָמַר רִבִּי בָּא. אַתְיָיא כְמָאן דְּאָמַר. הַבְּהֵמָה יוֹלֶדֶת לַחֳדָשִׁים מְקוּטְעִין. בְּרַם כְּמָאן דְּאָמַר. בְּהֵמָה יוֹלֶדֶת לַחֳדָשִׁים מְסוּיָימִין. הַגַּע עַצְמָךְ שֶׁסִּיֵים אֵימָתַי עָלָה עָלֶיהָ זָכָר. גּוֹזָל שֶׁנּוֹלָד בְּיוֹם טוֹב מוּתָּר. שֶׁהוּא מַתִּיר עַצְמוֹ בַשְּׁחִיטָה. לֹא כֵן תַּנֵּי. בֵּיצִים שֶׁרִיקִימוּ. גּוֹזָלִים שֶׁלֹּא הֶעֱלוּ עֲלֵיהֶן כְּנָפַיִם אֲסוּרִין מִשּׁוּם שֶׁקֶץ. וְאֵין לוֹקִים עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם נְבֵילָה. וְאָמַר רִבִּי חַגַּי. וִאֲפִילוּ שְׁחָטָן. אָמַר רִבִּי אָבוּן. תִּיפְתָּר בְּאִילִּין דְּנָפְקִין וְכַנְפֵיהוֹן עֲלֵיהוֹן.Un veau né au jour de fête pourra être consommé; il diffère de l’œuf en ce que dès sa naissance il est prêt à être égorgé pour devenir ensuite apte à la consommation. S’il en est ainsi, dit R. Zeira, on devrait aussi (à l’opposé de ce qui est dit ci-après, (5, 8) permettre de consommer un animal sauvage, par suite de cette circonstance que l’égorgement le rend apte à la consommation, et appliquer la même règle à une biche prise un jour de fête? Aussi R. Zeira revint sur le motif pour lequel il est permis de manger un veau né en ce jour, non un œuf, en ce que ce dernier n’est achevé qu’au jour où il est né, tandis que le veau était à terme dès la veille. Cette distinction, dit R. Aba, est conforme à l’avis disant que l’animal met bas après un certain nombre de mois coupés (sans jour fixe); car, d’après l’avis contraire, que l’animal met bas après un nombre de jours très précis, il est à admettre que l’on peut connaître juste le jour où le mâle a couvert la bête (d’après lui, le veau ne serait pas à terme la veille, et se trouverait, aussi bien que l’œuf, repoussé de la pensée). Il est permis de manger au jour de fête un volatile éclos en ce jour, car l’égorgement le rend apte à la consommation. —Mais n’est-il pas dit que les œufs tachés et des poussins non encore pourvus de plumes sont interdits à titre de mets repoussants, sauf que cette consommation n’entraîne pas la pénalité des coups de lanière applicable à celui qui mange de la charogne? (Comment donc permettre de manger un nouveau poussin)? Et R. Hagaï n’étend-il pas l’interdit même à de tels poussins que l’on aurait régulièrement (légalement) égorgés? —Il peut s’agir ici, dit R. Aboun, de poussins nés avec des plumes sur le corps.

Jerusalem Talmud Beitzah.1.1 · Le Talmud de Jérusalem, traduit par Moise Schwab, 1878-1890 [fr]

🌐 Beth HaMidrash dans 17 langues
Choisis une bibliothèque pour commencer ton étude
© 2026 Y.D · Usage non commercial

🔒 Espace admin

Entre le code d'accès administrateur :

ⓘ Crédits & licences

Textes fournis par Sefaria (sefaria.org), sous leurs licences respectives selon les versions : domaine public, CC0, CC-BY, CC-BY-SA et CC-BY-NC. Créditer Sefaria est requis par ces licences.

Traductions françaises générées automatiquement (Google Translate, repli MyMemory) — non officielles, fournies comme aide à l'étude.

Application à but d'étude, usage non commercial.
Interface & design © 2026 Y.D
Les textes restent la propriété de leurs auteurs/éditeurs et de Sefaria selon les licences ci-dessus. Voir sefaria.org/terms.