Orla — Michna sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.
Orla — Michna sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.
הַנּוֹטֵעַ לִסְיָג וּלְקוֹרוֹת, פָּטוּר מִן הָעָרְלָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, אֲפִלּוּ אָמַר הַפְּנִימִי לְמַאֲכָל וְהַחִיצוֹן לִסְיָג, הַפְּנִימִי חַיָּב, וְהַחִיצוֹן פָּטוּר:Si l’on plante un arbre pour qu’il serve de haie, ou pour en faire des poutres, ses fruits des premières années ne sont pas sacrés. R. Yossé dit: si même dans un seul arbre on destine la branche intérieure à la consommation et l’extérieure pour servir de haie, l’intérieure seule est soumise à l’orla, non l’extérieure.
עֵת שֶׁבָּאוּ אֲבוֹתֵינוּ לָאָרֶץ, מָצְאוּ נָטוּעַ, פָּטוּר. נָטְעוּ, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא כִבְּשׁוּ, חַיָּב. הַנּוֹטֵעַ לָרַבִּים, חַיָּב. רַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר. הַנּוֹטֵעַ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהַנָּכְרִי שֶׁנָּטַע, וְהַגַּזְלָן שֶׁנָּטַע, וְהַנּוֹטֵעַ בִּסְפִינָה, וְהָעוֹלֶה מֵאֵלָיו, חַיָּב בָּעָרְלָה:A l’époque où nos ancêtres sont arrivés en Palestine et où ils ont trouvé de jeunes arbres, les fruits étaient permis; mais les fruits d’un arbre planté avant l’achèvement de la conquête sont interdits. L’arbre planté (dans un champ isolé) à l’usage de tous reste soumis à l’orla; selon R. Juda, il en est dispensé. L’arbre planté sur la voie publique (à l’usage d’un seul) ou planté par un idolâtre, ou par un voleur, ou dans un bateau, ou ayant poussé spontanément est soumis à l’orla.
אִילָן שֶׁנֶּעֱקַר וְהַסֶּלַע עִמּוֹ, שְׁטָפוֹ נָהָר וְהַסֶּלַע עִמּוֹ, אִם יָכוֹל לִחְיוֹת, פָּטוּר, וְאִם לָאו, חַיָּב. נֶעֱקַר הַסֶּלַע מִצִּדּוֹ, אוֹ שֶׁזִּעְזְעַתּוּ הַמַּחֲרֵשָׁה, אוֹ שֶׁזִּעְזְעוֹ וַעֲשָׂאוֹ כְעָפָר, אִם יָכוֹל לִחְיוֹת, פָּטוּר, וְאִם לָאו, חַיָּב:Lorsqu’un arbre (ayant plus de 3 ans) a été déraciné par le vent avec la terre qui l’entoure, ou si une inondation l’a entraîné avec la terre (et qu’on la planté ailleurs), au cas où il peut continuer à vivre ainsi, les fruits son dispensés; au cas contraire, c’est une nouvelle plantation, et les fruits sont interdits. Si la terre à été dénudée d’un côté; ou si la charrue en passant à découvert les racine (sans les arracher), ou si l’arbre même, par sa croissance, a dénudé ses racines de la terre, au cas où il peut continuer à vivre en cet état, les fruits sont dispensés; au cas contraire, les fruits sont interdits.
אִילָן שֶׁנֶּעֱקַר וְנִשְׁתַּיֵּר בּוֹ שֹׁרֶשׁ, פָּטוּר. וְכַמָּה יְהֵא הַשֹּׁרֶשׁ, רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן יְהוּדָה אִישׁ בַּרְתּוֹתָא, כְּמַחַט שֶׁל מִתּוּן:Lorsqu’un arbre a été déraciné et qu’il reste encore une racine en terre, les fruits sont permis (ce n’est pas une nouvelle plantation). Quelle devra être la grandeur de cette racine? Selon R. Simon b. Gamliel au nom de R. Eleazar b. Juda, habitant de Bartotha, fut-elle de la grosseur d’une aiguille de tisserand, elle suffit.
אִילָן שֶׁנֶּעֱקַר וּבוֹ בְרֵכָה, וְהוּא חָיֶּה מִמֶּנָּה, חָזְרָה הַזְּקֵנָה לִהְיוֹת כַּבְּרֵכָה. הִבְרִיכָהּ שָׁנָה אַחַר שָׁנָה, וְנִפְסְקָה, מוֹנֶה מִשָּׁעָה שֶׁנִּפְסְקָה. סִפּוּק הַגְּפָנִים, וְסִפּוּק עַל גַּבֵּי סִפּוּק, אַף עַל פִּי שֶׁהִבְרִיכָן בָּאָרֶץ, מֻתָּר. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, מָקוֹם שֶׁכֹּחָהּ יָפֶה, מֻתָּר, וְמָקוֹם שֶׁכֹּחָהּ רָע, אָסוּר. וְכֵן בְּרֵכָה שֶׁנִּפְסְקָה וְהִיא מְלֵאָה פֵרוֹת, אִם הוֹסִיף בְּמָאתַיִם, אָסוּר:Lorsqu’un arbre déraciné était pourvu de provignement et qu’il vit désormais de cette nouvelle souche, l’ancien tronc prend le même titre (au point de vue de l’âge) que le provin (et tous 2 seront jeunes). Si l’on a renouvelé le provin plusieurs années de suite et qu’à un moment l’on a cessé, on compte les 3 années de plantation à partir du moment de la cessation. Quant aux vignes rattachées par la greffe, ou les ceps attachés à ce lieu, si même ils sont provignés, leurs fruits n’étant pas nouveaux sont permis. R. Meir dit: si elles ont une force vive (et tirent leur suc du premier plant), les fruits sont permis; au cas contraire, ils sont interdits. De même, lorsqu’on a coupé un provin plein de fruits, il sont permis de suite; si l’on attend une addition de 200 fruits, ils sont interdits.
Mishnah Orlah.1 · Le Talmud de Jérusalem, traduit par Moise Schwab, 1878-1890 [fr]
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