בֵּית הַמִּדְרָשׁ

Bava Metsia — Michna

Bava Metsia — Michna sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.

Bava Metsia

Bava Metsia — Michna sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.

שְׁנַיִם אוֹחֲזִין בְּטַלִּית, זֶה אוֹמֵר אֲנִי מְצָאתִיהָ וְזֶה אוֹמֵר אֲנִי מְצָאתִיהָ, זֶה אוֹמֵר כֻּלָּהּ שֶׁלִּי וְזֶה אוֹמֵר כֻּלָּהּ שֶׁלִּי, זֶה יִשָּׁבַע שֶׁאֵין לוֹ בָהּ פָּחוֹת מֵחֶצְיָהּ, וְזֶה יִשָּׁבַע שֶׁאֵין לוֹ בָהּ פָּחוֹת מֵחֶצְיָהּ, וְיַחֲלֹקוּ. זֶה אוֹמֵר כֻּלָּהּ שֶׁלִּי וְזֶה אוֹמֵר חֶצְיָהּ שֶׁלִּי, הָאוֹמֵר כֻּלָּהּ שֶׁלִּי, יִשָּׁבַע שֶׁאֵין לוֹ בָהּ פָּחוֹת מִשְּׁלשָׁה חֲלָקִים, וְהָאוֹמֵר חֶצְיָהּ שֶׁלִּי, יִשָּׁבַע שֶׁאֵין לוֹ בָהּ פָּחוֹת מֵרְבִיעַ. זֶה נוֹטֵל שְׁלשָׁה חֲלָקִים, וְזֶה נוֹטֵל רְבִיעַ:Deux individus tiennent un vêtement; l’un dit l’avoir trouvé, l’autre de même; ou bien l’un dit que le vêtement lui appartient entier et l’autre aussi, ils se partageront entre eux le vêtement, en jurant chacun que sa part dans le vêtement n’est pas moindre de la moitié. Si l’un dit avoir le vêtement en entier, et l’autre en réclame la moitié, le premier en prendra 3/4, en prêtant le serment que sa part dans le vêtement n’est pas moindre de 3/4, et l’autre en prendra 1/4, en prêtant serment que sa part n’est pas moindre d’un 1/4.

הָיוּ שְׁנַיִם רוֹכְבִין עַל גַּבֵּי בְהֵמָה, אוֹ שֶׁהָיָה אֶחָד רוֹכֵב וְאֶחָד מַנְהִיג, זֶה אוֹמֵר כֻּלָּהּ שֶׁלִּי, וְזֶה אוֹמֵר כֻּלָּהּ שֶׁלִּי, זֶה יִשָּׁבַע שֶׁאֵין לוֹ בָהּ פָּחוֹת מֵחֶצְיָהּ, וְזֶה יִשָּׁבַע שֶׁאֵין לוֹ בָהּ פָּחוֹת מֵחֶצְיָהּ, וְיַחֲלֹקוּ. בִּזְמַן שֶׁהֵם מוֹדִים אוֹ שֶׁיֵּשׁ לָהֶן עֵדִים, חוֹלְקִים בְּלֹא שְׁבוּעָה:Deux individus montent un animal, ou l’un monte, et l’autre le guide; chacun prétend posséder l’animal; en ce cas, ils se partagent l’animal, en prêtant chacun le serment que sa part dans cet animal n’est pas moindre de la moitié. Si les deux individus avouent avoir trouvé tous deux l’objet en litige, ou si des témoins l’affirment, les individus se partageront l’objet entre eux sans serment.

הָיָה רוֹכֵב עַל גַּבֵּי בְהֵמָה וְרָאָה אֶת הַמְּצִיאָה, וְאָמַר לַחֲבֵרוֹ תְּנֶהָ לִי, נְטָלָהּ וְאָמַר אֲנִי זָכִיתִי בָהּ, זָכָה בָהּ. אִם מִשֶּׁנְּתָנָהּ לוֹ אָמַר אֲנִי זָכִיתִי בָהּ תְּחִלָּה, לֹא אָמַר כְּלוּם:Un individu monte un animal, en voyant une trouvaille dit à un autre de la lui donner; l’autre la prend et dit l’acquérir lui-même; le piéton acquiert alors l’objet. Mais s’il a d’abord donné l’objet à celui qui était à cheval, et plus tard il dit avoir ramassé l’objet pour lui même, sa parole n’a aucune valeur.

רָאָה אֶת הַמְּצִיאָה וְנָפַל עָלֶיהָ, וּבָא אַחֵר וְהֶחֱזִיק בָּהּ, זֶה שֶׁהֶחֱזִיק בָּהּ זָכָה בָהּ. רָאָה אוֹתָן רָצִין אַחַר מְצִיאָה, אַחַר צְבִי שָׁבוּר, אַחַר גּוֹזָלוֹת שֶׁלֹּא פָרְחוּ, וְאָמַר זָכְתָה לִי שָׂדִי, זָכְתָה לוֹ. הָיָה צְבִי רָץ כְּדַרְכּוֹ, אוֹ שֶׁהָיוּ גוֹזָלוֹת מַפְרִיחִין, וְאָמַר זָכְתָה לִי שָׂדִי, לֹא אָמַר כְּלוּם:Un individu voit un objet qui n’appartient à personne, et il tombe dessus, pour faire ainsi acte de prise de possession; mais un autre vient et saisit l’objet, dans ce cas, l’objet appartient à celui qui l’a saisi. Un objet inanimé que n’a pas de maître, ou un cerf blessé, ou de petits oiseaux qui ne peuvent pas encore voler, se trouvent dans le champ d’un individu; cet individu voyant d’autres personnes qui courent pour s’approprier ces objets, les prévient en disant: “Mon champ me les a acquis”. Dans ce cas les objets lui sont acquis par son champ. Mais si c’était un cerf qui peut courir, ou des oiseaux qui peuvent voler, le champ ne peut pas les lui acquérir, et ils appartiennent à celui qui les a attrapés.

מְצִיאַת בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, מְצִיאַת עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַכְּנַעֲנִים, מְצִיאַת אִשְׁתּוֹ, הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. מְצִיאַת בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, מְצִיאַת עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים, מְצִיאַת אִשְׁתּוֹ שֶׁגֵּרְשָׁהּ, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָתַן כְּתֻבָּתָהּ, הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלָּהֶן:La trouvaille d’un enfant mineur, garçon ou fille, appartient au père, et celle d’un esclave cananéen, homme ou femme, appartient au maître; celle d’une femme mariée appartient au mari. Mais ce qu’un enfant majeur, fils ou fille, trouve lui appartient; ce qu’un domestique hébreu, homme ou femme, trouve, appartient au domestique; la trouvaille d’une femme divorcée, même avant de recevoir son douaire, appartient à elle.

Mishnah Bava Metzia.1 · Le Talmud de Jérusalem, traduit par Moise Schwab, 1878-1890 [fr]

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