בֵּית הַמִּדְרָשׁ

Avoda Zara — Michna

Avoda Zara — Michna sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.

Avoda Zara

Avoda Zara — Michna sur Beth HaMidrash : le texte hébreu et sa traduction française, avec Rachi et les grands commentateurs. Gratuit, en ligne.

לִפְנֵי אֵידֵיהֶן שֶׁל גּוֹיִם שְׁלשָׁה יָמִים אָסוּר לָשֵׂאת וְלָתֵת עִמָּהֶן, לְהַשְׁאִילָן וְלִשְׁאֹל מֵהֶן, לְהַלְוֹתָן וְלִלְוֹת מֵהֶן, לְפָרְעָן וְלִפָּרַע מֵהֶן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, נִפְרָעִין מֵהֶן מִפְּנֵי שֶׁהוּא מֵצֵר לוֹ. אָמְרוּ לוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁמֵּצֵר הוּא עַכְשָׁיו, שָׂמֵחַ הוּא לְאַחַר זְמָן:Trois jours avant les grandes fêtes des païens, il faut éviter d’avoir des relations commerciales avec eux, de leur prêter des objets ou d’en emprunter, de leur faire un prêt ou un emprunt d’argent, de leur livrer ou de recevoir d’eux un paiement. R. Juda dit: Il est permis de se faire payer d’eux, parce que c’est un ennui pour eux (et n’est pas une participation à la fête). Les autres docteurs lui répliquèrent: s’il est vrai qu’une telle réclamation est un ennui momentané, elle donne plus tard de la joie (et c’est interdit).

רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר, שְׁלשָׁה יָמִים לִפְנֵיהֶם וּשְׁלשָׁה יָמִים לְאַחֲרֵיהֶם, אָסוּר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, לִפְנֵי אֵידֵיהֶן אָסוּר, לְאַחַר אֵידֵיהֶן מֻתָּר:R. Ismaël dit: l’interdit a lieu aussi bien trois jours avant les fêtes que trois jours après; selon les autres docteurs, c’est seulement interdit avant, non après.

וְאֵלּוּ אֵידֵיהֶן שֶׁל גּוֹיִם, קָלֶנְדָּא, וּסְטַרְנוּרָא, וּקְרָטֵסִים, וְיוֹם גְּנֻסְיָא שֶׁל מְלָכִים, וְיוֹם הַלֵּידָה, וְיוֹם הַמִּיתָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, כָּל מִיתָה שֶׁיֶּשׁ בָּהּ שְׂרֵפָה, יֶשׁ בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה. וְשֶׁאֵין בָּהּ שְׂרֵפָה, אֵין בָּה עֲבוֹדָה זָרָה. יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ וּבְלוֹרִיתוֹ, יוֹם שֶׁעָלָה בוֹ מִן הַיָּם, וְיוֹם שֶׁיָּצָא בוֹ מִבֵּית הָאֲסוּרִים, וְגוֹי שֶׁעָשָׂה מִשְׁתֶּה לִבְנוֹ, אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם וְאוֹתוֹ הָאִישׁ בִּלְבָד:Les jours considérés comme fêtes des païens sont les suivants: les calendes, les saturnales, l’anniversaire de l’arrivée au pouvoir crato", le jour d’installation du souverain, genesi", l’anniversaire de naissance ou de décès. Tel est l’avis de R. Meir. Les autres docteurs disent: seule, la mort accompagnée d’une combustion (incinération?) constitue un acte idolâtre; sans elle, ce n’est pas de l’idolâtrie. Le jour où le païen se coupe la barbe ou les cheveux, ou le jour de son arrivée par mer, ou le jour de sa délivrance de la prison, ou le jour auquel il fait à son fils le repas nuptial, c’est là le jour interdit, bien entendu à l’égard de cet homme seul.

עִיר שֶׁיֶּשׁ בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה, חוּצָה לָהּ מֻתָּר. הָיָה חוּצָה לָהּ עֲבוֹדָה זָרָה, תּוֹכָהּ מֻתָּר. מַהוּ לֵילֵךְ לְשָׁם. בִּזְמַן שֶׁהַדֶּרֶךְ מְיֻחֶדֶת לְאוֹתוֹ מָקוֹם, אָסוּר. וְאִם הָיָה יָכוֹל לְהַלֵּךְ בָּהּ לְמָקוֹם אַחֵר, מֻתָּר. עִיר שֶׁיֶּשׁ בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה וְהָיוּ בָהּ חֲנֻיּוֹת מְעֻטָּרוֹת וְשֶׁאֵינָן מְעֻטָּרוֹת, זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה בְּבֵית שְׁאָן, וְאָמְרוּ חֲכָמִים, הַמְעֻטָּרוֹת אֲסוּרוֹת וְשֶׁאֵינָן מְעֻטָּרוֹת מֻתָּרוֹת:Si une idole se trouve dans une ville, il est permis (aux jours de fête) d’avoir des relations avec les païens hors de la ville; si au contraire l’idole est au dehors, les relations sont permises à l’intérieur. Est-il permis d’y aller en un tel jour? Si la route mène uniquement à cet endroit, c’est défendu; mais si par la route on peut encore aller ailleurs, il est permis d’y passer. S’il y a une fête d’idole dans une ville, dont les boutiques sont les unes ornées de couronnes et d’autres ne le sont pas, cas qui est survenu à Bet-Shean (Scythopolis), les docteurs disent que dans les boutiques ornées on ne devra pas aller; mais il est permis d’aller dans celles qui ne le sont pas.

אֵלּוּ דְבָרִים אֲסוּרִים לִמְכֹּר לְגוֹיִם, אִצְטְרוֹבָּלִין, וּבְנוֹת שׁוּחַ וּפְטוֹטְרוֹתֵיהֶן, וּלְבוֹנָה, וְתַרְנְגוֹל הַלָּבָן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, מֻתָּר לִמְכּוֹר לוֹ תַּרְנְגוֹל לָבָן בֵּין הַתַּרְנְגוֹלִין. וּבִזְמַן שֶׁהוּא בִפְנֵי עַצְמוֹ, קוֹטֵעַ אֶת אֶצְבָּעוֹ וּמוֹכְרוֹ לוֹ, לְפִי שֶׁאֵין מַקְרִיבִין חָסֵר לַעֲבוֹדָה זָרָה. וּשְׁאָר כָּל הַדְּבָרִים, סְתָמָן מֻתָּר, וּפֵרוּשָׁן אָסוּר. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, אַף דֶּקֶל טָב וַחֲצָב וְנִקְלִיבָם אָסוּר לִמְכֹּר לְגוֹיִם:Il est défendu de vendre aux païens des pommes de pin, ou des figues hâtives avec leurs tiges, ou de l’encens, ou un coq blanc. R. Juda dit: on peut lui vendre un tel coq parmi d’autres; lorsqu’on veut le lui vendre seul, on lui coupe un ergot avant de le vendre, de façon à éviter toute participation à l’idolâtrie pour laquelle on n’offre pas d’animal défectueux. Il est permis de vendre tous autres objets qui ne sont pas désignés (pour l’idolâtrie); mais s’ils sont désignés pour un culte d’idole, c’est défendu. R. Meir défend aussi de vendre aux païens de bons fruits de palmiers, dactulo", les dattes sauvages et les glands, Nicolai.

Mishnah Avodah Zarah.1 · Le Talmud de Jérusalem, traduit par Moise Schwab, 1878-1890 [fr]

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